Dans ce cas, oui, mais rien ne l’oblige à accepter le mariage. Il peut l’aimer et la désirer de toute façon. Ou bien être séduit par une dot importante. Ou encore être menacé. Dans ces cas-là, la famille se dit : « Ouf, on l’a échappé belle. »
Mais très souvent, rien de tout cela ne se produisait.
χαλώ/χαλάω : 11) corrompre, déflorer une vierge. Il l’a déflorée, puis l’a abandonnée. Et au passif : il la trouva déflorée et demanda le divorce (Dictionnaire de Dimitrakos)
Le but est probablement le même, et Averof est d’accord avec moi : dans son livre, il a inclus les deux versions différentes des paroles pour exactement la même mélodie.
Le fétichisme de la virginité ne m’intéresse pas particulièrement, donc je n’interprète pas les paroles de cette façon. Peut-être qu’à des époques plus obnubilées par cette question, elles avaient effectivement ce sens allégorique, mais ce n’est pas évident. Existe-t-il d’autres textes qui utilisent des comparaisons ou des métaphores similaires ?
Sur exactement le même thème, il existe deux chansons. Elles racontent la même chose, mais dans l’une, c’est le jeune homme lui-même qui raconte : « Quand tu vas, Malamo / Marousa, etc., chercher de l’eau… », et il lui dit qu’il lui fracassera sa cruche ; dans l’autre, c’est la jeune fille qui raconte tout cela à sa mère. À elles deux, elles ont une diffusion plus ou moins panhellénique.
À part ça, non, je ne pense pas. Et même s’il s’en trouve une autre, ce sera encore une exception.