Πάει και ο κυρ-Σπύρος…
Έφυγε σήμερα ο Σπύρος Καλφόπουλος, από πνευμονικό οίδημα, 84 ετών.
Η εξόδιος ακολουθία θα γίνει αύριο Πέμπτη 30 Μαρτίου, στις 5 το απόγευμα, στον Άγιο Δημήτριο Πετρούπολης.
Καλό ταξίδι στον κυρ Σπύρο,
πέραν όλων των άλλων, δεν θα ξεχάσω ποτέ ότι ήταν ο άνθρωπος που με έπεισε και αγόρασα το πρώτο μου μπουζούκι…
Καλο Παραδεισο κυρ-Σπυρο Καλφοπουλε, οπως λενε και οι γερονταδες στο Αγιο Ορος.
Δεν ειχα την τυχη να τον γνωρισω απο κοντα αν και ολο ελεγα οταν θα ανεβω Αθηνα να παω να τον βρω …
Μπουζουκαρος στην εποχη του αν και λιγοι το αναφερουν και συνθετης αψογος οσο και αθορυβος !!
Ειναι αυτος που γυρω στο '66-'67 συμφωνα με συνεντευξη του στον Πανο Γεραμανη εβαλε το γυιο του φιλου του Λουκα Νταραλα, Γιωργο στα λαϊκα μαγαζια και στις ηχογραφησεις.
Θα μου μεινει αξεχαστο ενα παλιο φιλμακι της ΕΡΤ που παιζουν μαζι με το Δεδε και αλλους, καπου εξω
σε καποιο καλντεριμι, μοναδικα το “Καπηλειο”.
Κάτσαμε μια μέρα, πριν πέντε χρόνια, και τα είπαμε αναλυτικά. Μου μίλησε με ντόμπρα, σταράτα λόγια, αλλά και οξύτατες κρίσεις. Ήταν από αυτούς που είχαν μια καλή κουβέντα για όποιον το άξιζε, αλλά και κακή, επίσης για όποιον το άξιζε. Μου είπε: “Είσαι δημοσιογράφος, αλλά σε κόβω για δικό μας παιδί. Στα λέω γιατί δεν πιστεύω ότι θα βγεις να μας κάνεις ρόμπα στα κανάλια”.
Κανονίσαμε να κουβεντιάσουμε πιο αναλυτικά και “επίσημα” μερικά πράγματα που ήθελε να βγουν προς τα έξω. Μετά με πήρε τηλέφωνο ένας “Δικηγόρος-προστάτης” και μου είπε ότι η συνέντευξη θα γίνει παρουσία του. Θεώρησα πως με υποτιμά να με βάζουν στο ίδιο τσουβάλι με τηλεορασάκηδες “μεσημεριανού ρεπορτάζ” και συγγραφείς με ήθος Βασιλικού, και δεν ξαναπήγα.
Για τον κυρ Σπύρο βέβαια ούτε κουβέντα. Ηταν άψογος μαζί μου. Και θυμόταν πολλά και καλά. Πήγα και τον άκουσα αργότερα μερικές φορές και πάντα μου έκανε παράπονα γιατί δεν πάω να τα πούμε. Δεν του είπα τίτποτα για τον δικηγόρο του για να μην τον στενοχωρήσω.
Υπάρχει μια φάρα ανθρώπων που στο όνομα του “Δικαίου” εξυπηρετούν τις προσωπικές τους φιλοδοξίες (ενίοτε και τις τσέπες τους), εκμεταλλευόμενοι την ασυδοσία κάποιων άλλων. Στο καθημερινό τηλεορασομάνι που ζούμε, “δικηγόροι” και “δημοσιογράφοι” πάνε χέρι-χέρι.
Ο κυρ Σπύρος ήταν άρχοντας και δεν κώλωνε πουθενά. Στα νιάτα του ήταν αντάρτης του ΕΛΑΣ (έφτασε στο βαθμό του υπολοχαγού). Συνελήφθη και το '45-'46 πήγε διακοπές στον Αη Στράτη. Τι να του πουν οι σημερινοί ψόφιοι;
Και μια επιβεβαίωση του “μπουζούκαρος” που λέει παραπάνω ο Γιώργος: Ακούστε το “Ενας μάγκας στο Βοτανικό” με τον Καζαντζίδη. Παίζει ο Καλφόπουλος με τον Καλδάρα. Λέτε να έβαζαν καναν …δεύτερο να το παίξει;
Καλό ταξίδι κυρ Σπύρο και καλές πενιές με την παρέα σου.
SPYROS KALFOPOULOS – biographie (par Pan. Kounadis)
Spyros Kalfopoulos, Le Pirée, 27 janvier 1923. Compositeur, parolier, instrumentiste, chanteur. Spyros Kalfopoulos appartient à la dernière génération des « Benjamin » du rébétiko. Avec Giorgos Mitsakis, Apostolos Kaldaras, Babis Bakalis, Giorgos Lavkas, Stavros Tzouanakos, Giannis Tatassopoulos, Apostolos Charmantas, Theodoros Derveniotis, Kostas Kaplanis, Gerasimos Klouvatos, Giorgos Zambetas, Panos Petsas et bien d’autres, ils poursuivent la tradition du rébétiko, se produisant sur scène et enregistrant des disques pendant la période la plus dure de l’histoire récente de notre peuple, celle de la guerre civile. Dans un climat de division et d’extermination mutuelle, ils tentent d’adoucir la douleur des Grecs avec leurs chansons, qu’ils sont obligés d’écrire dans les conditions de censure les plus strictes, en application de la loi « sur la presse » de la période de l’occupation allemande. La famille de Spyros Kalfopoulos, bien que considérée comme originaire d’Asie Mineure des deux côtés, doit être mentionnée comme suit : la branche paternelle est originaire d’Amaliada, dans le département d’Élide. Son grand-père, quatre générations avant lui, après une étape à Korçë, s’installa à Constantinople et se consacra au commerce, constituant une fortune importante qui fut transmise de génération en génération à son fils Efthychios, le père de Spyros. Efthychios Kalfopoulos (1896-1935) fréquenta parallèlement l’école grecque et l’école turque de la ville, dans le but de poursuivre des études supérieures à la faculté de droit. Mais en 1916-1917, l’État turc l’appela pour effectuer son service militaire en tant qu’officier – sous-lieutenant – et l’affecta à Aydın. C’est là qu’il rencontra sa future épouse, Maria Nikolaïdou. Le mariage eut lieu rapidement, en 1917, et dura quatre jours et quatre nuits. Après deux grossesses qui n’aboutirent pas, elle tomba enceinte de Spyros au début de 1922. Entre-temps, après le débarquement de l’armée grecque à Smyrne en mai 1919, Efthychios déserta l’armée turque et, avec le même grade de sous-lieutenant, s’engagea dans l’armée grecque, où il assuma – tout naturellement – également le rôle d’interprète et de traducteur des documents turcs. Il participa à toutes les batailles de la campagne d’Asie Mineure et, après l’effondrement du front, lui et sa femme – avec le petit Spyros dans le ventre – débarquèrent au Pirée en septembre 1922. Après quelques jours passés au port, ils s’installèrent chez un coiffeur du Pirée, dans le quartier d’Agios Nikolaos, qui embaucha Efthychios comme assistant, celui-ci connaissant également le métier de coiffeur. Ils restèrent au Pirée jusqu’en 1924, puis déménagèrent définitivement dans leur maison de Nea Ionia, où Efthychios choisit d’exercer le métier de coiffeur. Spyros naquit en janvier 1923 et, en 1926, naquit sa sœur Chrysoula, qui devait être, avec lui, les seuls membres de cette grande famille à s’occuper de musique et de chanson. Spyros et sa sœur fréquentèrent l’école primaire et le collège de Nea Ionia, et la famille parvint à s’en sortir malgré les difficultés générales de l’entre-deux-guerres. Toutefois, la mort soudaine de leur père en 1935 obligea le jeune Spyros à travailler partout où il le pouvait afin de subvenir aux besoins de sa famille. Entre 1936 et 1939, il travailla dans la célèbre usine « Thermis », qui fabriquait des radiateurs. Mais le travail était pénible et il tomba malade. En 1939, il trouva un emploi dans l’industrie lainière « Sterlina », devenue par la suite l’entreprise de cachemire 3A, fondée par des réfugiés d’Asie Mineure : Kalfoglou, Esoglou, Styloglou et Efraimoglou. L’usine se trouvait près de chez lui, ce qui lui facilitait beaucoup les choses. Pendant toutes ces années, il n’eut aucun contact avec la musique, si ce n’est pour écouter des chansons sur des gramophones ou assister aux prestations d’anciens musiciens originaires d’Asie Mineure, qui jouaient du violon, du santouri, du oud, etc., dans les divers baraquements et ouzeris qui existaient alors à Nea Ionia. Son premier contact avec des personnalités connues du monde du rébétiko eut lieu en 1939, lorsque des amis de son père invitèrent leur ami Stelios Keromytis à une fête familiale pour jouer avec d’autres musiciens. Le jeune Spyros fut enthousiasmé par les sons du bouzouki et, malgré les difficultés financières qui rendaient l’achat d’un tel instrument difficile, il commença à y penser sérieusement. Ainsi, avec un camarade de son âge, ils prirent une tirelire et commencèrent à y déposer leurs économies. Dans sa décision définitive de se consacrer à la chanson et d’apprendre le bouzouki, il fut également influencé par un voisin remarquable, musicien originaire de Baintiri, en Asie Mineure, Kosmas Kosmadopoulos, qui jouait du bouzouki tout en étant chantre byzantin. Il le considère encore aujourd’hui comme son véritable maître, bien que celui-ci se soit très peu occupé de lui apprendre les rudiments de l’instrument. Kosmas Kosmadopoulos avait déjà fait enregistrer des chansons entre 1937 et 1940 par des chanteurs connus du rébétiko. Lorsque les deux jeunes amis eurent réuni 135 drachmes, ils achetèrent à crédit, pour 15 drachmes supplémentaires, un tzoura d’occasion, et commencèrent à apprendre seuls. Mais l’ami de Spyros n’y parvint pas, et le tzoura lui revint donc. La déclaration de guerre trouva Spyros occupé à jouer de son instrument. Parallèlement, il fit la connaissance de deux guitaristes, dont l’un était le musicien et chanteur connu Christos Louretzis, collaborateur de Giannis Papaïoannou. L’autre s’appelait Giorgos Kechagias et jouait de la guitare hawaïenne. Dans la célèbre « taverne de Grigoris », à Nea Ionia, ce trio commença à jouer pendant les années de l’occupation, pour un plat de nourriture, ce qui était très important en cette période si dure. Parallèlement, Spyros rejoignit les organisations de résistance et participa, dans un premier temps, à l’écriture de slogans dans les rues et sur les murs de son quartier. Grâce au stratagème bien connu de l’orchestre qui faisait des sérénades comme couverture, ils participèrent à de nombreuses actions de résistance. La présence à Nea Ionia d’un commandant italien mélomane les sauva d’une situation difficile : arrêtés par une patrouille italienne, ils furent conduits devant le commandant, qui les reconnut pour les avoir entendus chanter dans les tavernes. Pendant les années de l’occupation, Spyros rencontra Spyros Anagnostou, qui jouait du violon et du bouzouki ; pendant de nombreuses années, ils collaborèrent ensuite sur scène et dans les studios d’enregistrement. Ils jouèrent également assez longtemps ensemble dans un restaurant de style cabaret situé derrière l’hôtel de ville d’Athènes, où ils firent la connaissance d’autres musiciens et chanteurs originaires d’Asie Mineure, comme le célèbre Smyrniote Dimitris Christodoulou, le violoniste Armao et d’autres. Le répertoire de ce groupe de musiciens réunis autour de Spyros Kalfopoulos comprenait les célèbres rébétika d’avant-guerre de Markos Vamvakaris, Vassilis Tsitsanis, Giannis Papaïoannou et des compositeurs connus de la première génération originaires d’Asie Mineure, tels que Toundas, Skarvelis, Ogdontakis, Semsis, etc. Après la fin de la guerre, par l’intermédiaire de Christos Louretzis, qui avait enregistré avant-guerre quelques chansons avec Giannis Papaïoannou, il fit la connaissance du parolier très actif Charalampos Vasileiadis, qui habitait dans la commune voisine de Nea Filadelfia. Celui-ci le mit en contact avec ODEON-POLYPHONE, et la première rencontre – qui fut également une audition – avec Minos Matsas et Spyros Peristeris ne tarda pas. L’avis favorable porté sur Spyros Kalfopoulos eut pour conséquence l’enregistrement chez PARLOPHONE de ses trois premières chansons : « Dio matia matia mou », « Yildiz » (pleine lune sur le Bosphore) et « Ximerose-ximerose ». Sa sœur Soula (Chrysoula) participe à toutes ces chansons. La présence de Soula dans les studios d’enregistrement et la ressemblance de sa voix avec celle de Markos Vamvakaris contribuèrent à ce qu’elle chante une série de chansons avec le « grand chef » de la compagnie du rébétiko. Spyros, cependant, grâce aussi à la virtuosité qu’il avait acquise comme joueur de bouzouki, commença à participer à de nombreux enregistrements de chansons de ses collègues. Ainsi, lors de l’enregistrement des remarquables chansons « To omorfopédo » et « I satrapissa – Arabas pernas », il fit la connaissance de Vassilis Tsitsanis et joua du second bouzouki sur ces enregistrements de PARLOPHONE. Mais la « patrie reconnaissante », pour l’action de résistance de Spyros Kalfopoulos, l’honora en l’arrêtant et en l’exilant à Ai-Stratis, de mai 1947 jusqu’à la fin de la même année. À son retour d’Ai-Stratis, il trouva du travail au centre « Aidonia » de Vlassis, rue Gladstonos et rue Giamveta, à Omonia. Il y travailla pendant un an, l’hiver au sous-sol et l’été sur la terrasse. La formation comprenait Spyros Anagnostou, Christos Lavidas, Spyros Peristeris et Manolis « le Turc », qui jouait du piano. Peu avant son exil, par l’intermédiaire de Charalampos Vasileiadis, il avait fait la connaissance de la jeune et inexpérimentée Marika Ninou qui, pendant son absence, collabora d’abord avec Stellakis Perpiniadis, puis avec Manolis Chiotis, qui lui donna également ses premières chansons. La même année, en 1947, il fit la connaissance de Stella Haskil. Cependant, alors qu’il avait préparé avec elle des chansons destinées à être enregistrées chez ODEON-PARLOPHONE, Stella Haskil passa chez COLOUMBIA-HIS MASTER’S VOICE. Bien qu’il fût un collaborateur permanent de Minos Matsas, Spyros Kalfopoulos autorisa l’enregistrement de ces chansons par l’autre compagnie. C’est ainsi que sortirent le très grand succès « Zilevi opios agapa », « Itane kismet », « Xemyalise ton andra mou », « Skeftomai ton chorismo mas », « Ti sou ftaixe i kopela » et « Ti kako sou echo kani », quelques-unes seulement sous le nom de Stella Haskil. En 1949, il devint un collaborateur régulier permanent d’ODEON-PARLOPHONE et travailla longuement avec le grand compositeur de Smyrne Spyros Peristeris, avec lequel, au-delà de leur collaboration professionnelle, il développa une longue amitié dont il conserva les meilleurs souvenirs. Cette année-là, en 1949, il joua également sur quatre morceaux instrumentaux avec Agapios Tomboulis. Avec Spyros Peristeris, il travailla aussi sur scène, dans l’établissement de Berekos, au 10, rue Psaron, en 1949. Ils y étaient accompagnés de Babis Bakalis et de sa femme Nitsa Grezi, de Prodromos Tsaoussakis et d’Antonis Venieris, qui jouait de l’accordéon. En 1950, il joua avec Stellakis Perpiniadis dans son établissement, « Ta Kounelia », à Chaidari, que ce grand chanteur de rébétiko, alors vétéran, venait d’ouvrir. Avec Markos Vamvakaris, il ne collabora que dans le domaine discographique, en jouant sur ses chansons, interprétées par sa sœur Soula. Son frère Argyris Vamvakaris jouait souvent du bouzouki à ses côtés. Ses rencontres avec Sotiria Bellou, avec qui il resta ami jusqu’à la fin, et avec Ioanna Georgakopoulou, qui, bien qu’elle travaillât pour l’autre compagnie, lui chanta quelques chansons en 1952-1953, furent pleines d’humour et d’aventures. Il travailla avec Stratos Payioumtzis sur scène en 1951-1952, au centre « Paloma » de Vassilis Petropoulos, sur l’avenue Dekeleias, à Nea Filadelfia, et conserva les meilleurs souvenirs de cet interprète du rébétiko originaire d’Aïvali, homme plein d’humour et chaleureux. Sa collaboration avec son ancien ami Spyros Anagnostou devint également permanente dans le domaine discographique – où ils jouaient ensemble sur presque toutes ses chansons – et sur scène, où ils restèrent inséparables pendant quinze ans. Comme Kalfopoulos était mince et Anagnostou corpulent, ils formèrent le duo des « deux Spyros – le Gros et le Maigre – du rébétiko ». Avec le vétéran Kostas Karipis, ils collaborèrent dans les studios d’enregistrement jusqu’en 1951-1952, date à laquelle on perdit sa trace. Avec Apostolos Kaldaras, ils jouèrent sur de nombreux enregistrements de ses chansons ainsi que sur scène. Ils se retrouvèrent ensemble au centre « Ambri », place Kaningos, où jouaient également Stelios Chrysinis, Giannis Papadopoulos, le Duo Alex et un accordéoniste. En tant qu’habitant de Nea Ionia, il connaissait depuis son enfance le jeune Stelios Kazantzidis, alors inconnu, et lorsque celui-ci commença sa carrière de chanteur, Spyros Kalfopoulos contribua à ce qu’il ne soit pas écarté de COLOUMBIA, alors qu’il suscitait de nombreuses réactions de la part des cadres dirigeants de la compagnie à ses débuts. Stelios Kalfopoulos se souvient notamment qu’après l’échec commercial de la première chanson interprétée par Stelios Kazantzidis (« Gia banio pao », d’Apostolos Kaldaras), plusieurs tentatives furent faites pour lui donner une nouvelle chance. C’est alors que Giannis Papaïoannou prépara et répéta la chanson aujourd’hui célèbre « I valitses », destinée à être chantée par Dimitris Roumeliotis. Charalampos Vasileiadis, Spyros Kalfopoulos et Stelios Chrysinis intervinrent alors et convainquirent le généreux Dimitris Roumeliotis de la céder à Stelios Kazantzidis. Le miracle se produisit. L’immense succès commercial ouvrit la voie au grand chanteur. Suivirent « To spiti emine orfano », de Giannis Papaïoannou, ainsi que les chansons « I koinonia » et « Apopse fila me », de Manolis Chiotis, qui contribuèrent à faire de Stelios Kazantzidis un artiste permanent de COLOUMBIA. Dans les années 1950, Spyros Kalfopoulos resta au premier plan, jouant sur scène, dans les studios d’enregistrement et dans des films, ainsi que dans des émissions en direct de la station de radio des forces armées, où, avec son groupe, il présentait des chansons populaires grecques aux soldats grecs et à tous les autres auditeurs. En 1960, il faisait partie du groupe de musiciens que Manos Hadjidakis emmena au festival de Cannes, où celui-ci remporta l’Oscar de la musique du film « Les enfants du Pirée ». Là, avec Giannis Angelou, Tolis Charmas, Giorgos Zambetas, Anna Chrysafi et d’autres, ils enthousiasmèrent les représentants du cinéma mondial par leurs fêtes endiablées et leurs nuits blanches pendant toute la durée du festival. Dans les années 1960, malgré le recul du rébétiko, Spyros Kalfopoulos fit enregistrer une série de nouvelles chansons sur disques 45 tours. Il entreprit également de grandes tournées en Angleterre, en France, aux États-Unis, en Égypte, en Afrique du Sud, etc. Dans les années 1970, avec la renaissance du rébétiko, il revint sur le devant de la scène avec les représentants encore en vie de l’ancienne génération du rébétiko – Bagiantéras, Genitsaris, Keromytis, Bellou, Chrysafi, Tsaoussakis, etc. Ils se produisirent lors des événements organisés au « Kyttaro », dans les différents lieux apparus après 1974, ainsi que dans de nombreuses manifestations à travers plusieurs villes de Grèce. Au cours de ses dernières années, il fit des apparitions choisies et, toujours plein de vitalité, continua à écrire des chansons. Il s’éteignit le 29/03/2006, à l’âge de 83 ans. SOURCE : PANAGIOTIS KOUNADIS

