L’une des chansons que nous avons l’intention d’enregistrer dans un avenir proche.
Voici un pavé.
« Les durs n’existent plus,
le train les a écrasés. »
C’est ce que chantait Manólis Rasoúlis en 1979, par l’intermédiaire de Níkos Papázoglou.
Cinq ans plus tard,
en 1984 — qui n’a vraiment rien d’orwellien, à vrai dire —,
le parolier Vasílis Papadópoulos, auteur de nombreux grands succès et originaire de Filiatrá, lui adresse une réponse cinglante (sous la forme de questions rhétoriques), par l’intermédiaire de Strátos Dionysíou.
« Qui a dit que les durs avaient disparu ? Qui a dit que les trains les avaient écrasés ? »
Comme il l’a lui-même expliqué, il se sentait obligé de répondre, parce qu’il n’y a pas de train qui passe par Filiatrá ! ».
Il lui répond donc en lui disant, grosso modo, sur un ton confraternel :
« Manóli… ici, l’esprit des rues tient bon, puisque HELLENIC TRAIN et compagnie ne passent pas par ici ! »
On raconte d’ailleurs que lorsqu’ils se sont rencontrés, tous deux invités au mariage d’Ákis Pánou,
Rasoúlis lui a demandé ce qui lui avait donné l’idée d’écrire cette chanson, ce à quoi Vasílis Papadópoulos a répondu :
« Moi, je suis de Filiatrá. Le train s’arrête à Kyparissía. Alors, j’ai écrit cette chanson pour nous ! »
Aujourd’hui donc, alors que nous savons malheureusement que, dur ou pas, il n’est pas nécessaire qu’un train vous écrase, mais qu’il suffit simplement d’acheter un billet et de monter dedans,
nous nous sommes sentis obligés, nous aussi,
non pas de répondre, bien sûr,
mais de faire légèrement avancer l’histoire.
Comme dans Carmen à Athènes, qui nous apprend qu’Antonis le batelier mène la dolce vita au Pirée.
Quarante-deux ans plus tard donc,
les Kato Volta,
sont venus vous informer
où vont et ce que font
les durs quand ils partent
et n’existent plus.
Voilà pour ces quelques mots. ![]()
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P.-S. Je me suis souvenu de cette histoire lorsque nous la jouions et j’ai pensé qu’il serait approprié de la raconter ici, avec la chanson. Surtout pour le côté tragi-comique de la chose, en l’écoutant aujourd’hui, alors que les trains — enfin bref — sont les trains que nous connaissons.
Οι Κάτω Βόλτα / Oi Kato Volta
Bonne écoute ![]()